Articles par mot clé : Philosophie
Peter Fenner est docteur en psychologie et en philosophie du bouddhisme. Il enseigne l'histoire des religions à l'université de Deakin en Australie. Il a fondé le "Center for Timeless Wisdom" qu'il dirige. Il fut également moine bouddhiste tibétain pendant neuf ans. Il est un des leaders dans l'adaptation du bouddhisme pour les Occidentaux. Voir ses articles dans 3e millénaire n°40, 86 et 92.
Orphelin de père, Jean-Paul Sartre grandit au milieu des livres qui déterminent sa vocation d’écrivain, comme il le raconte dans Les Mots. Dans La Nausée, son premier roman, Sartre emprunte la voie de l’autobiographie à travers les yeux de son personnage principal, Roquentin qui, pour justifier son existence, se décidera à écrire un roman. Dans cette œuvre existentialiste, où se répondent métaphysique et phénoménologie, l’auteur pousse l’expérience de vivre jusqu’à la transmutation de l’angoisse en illumination.
Rudolf Steiner est le fondateur de l’anthroposophie dont le siège, le fameux Goetheanum, situé à Bâle en Suisse fait partie des œuvres architecturales les plus remarquables du début du XXe siècle. Pédagogue (écoles Waldorf/Steiner), chercheur scientifique (médecine anthroposophique, agriculture biodynamique), artiste créateur (architecture, l’art de l’Eurythmie, etc.), R. Steiner fut autant philosophe (archiviste des œuvres scientifiques de Goethe) qu’ésotériste. En tant qu’ésotériste, il proposa une “science spirituelle†fondée à la fois sur des notions “occultes†(corps éthérique, astral, etc.) et à la fois sur une démarche de connaissance de soi. En tant que philosophe, il montra que cette dernière pouvait être beaucoup plus précise, dès lors que nous comprenions profondément nos processus d’observation et de penser. Par son épistémologie de la pensée gœthéenne, il ouvrit une voie d’investigation du monde axée sur une connaissance phénoménologique du vivant.
On assiste ces dernières années à un réveil de l’intérêt pour la philosophie qui contrebalance le rejet qui, pendant longtemps, a contribué à enterrer celle-ci de façon souvent brutale.
Avons-nous, ou sommes-nous, un Moi conscient de lui-même, répondant à l’injonction delphique transmise par Socrates « Connais-toi toi-même ! » ? Qui ou que sommes-nous fondamentalement ? A la question de savoir si nous avons un « Moi », une « âme », ou plutôt si nous sommes une entité spirituelle immortelle, s’ajoute la question plus contemporaine de savoir qu’elle est la nature de l’organisation cérébrale de la conscience, du Soi ou du non-Soi. Les théories les plus contradictoires méritent par leur richesse respective une attention particulière.